Des droits à faire vivre et à gagner

Les valeurs de la CGT

La CGT est née en 1895, sous le signe de la solidarité entre tous les travailleurs.

Cette solidarité est une valeur fondamentale du syndicat mais aussi une force. Etre solidaire, c’est, partout, unir nos forces dans un intérêt commun : défendre nos revendications de salariés face à un patronat qui veut accroître ses profits à notre détriment.

Cette solidarité s’exprime entre tous les travailleurs de notre pays, sans distinction de nationalité ou de situation, mais aussi à l’international.

De l’appel contre la guerre du Rif en 1929, à la grève générale pour la république espagnole en 1936, en passant par la dénonciation de la répression meurtrière envers les Algériens du 17 octobre 1961 et la manifestation de Charonne en 1962, les actions contre la guerre du Vietnam, avec les mineurs britanniques en grève en 1984, …l’histoire de la CGT est jalonnée de tels actes de solidarité.

La solidarité, c’est aussi agir pour l’égalité des droits pour tous les salariés et donc combattre le fascisme et les idées d’extrême-droite, qui sont la manifestation la plus haineuse de la volonté de division, d’exclusion pouvant aller jusqu’à l’élimination.

 

Malheureusement, nous n’en avons pas fini avec le racisme et l’antisémitisme. Blagues racistes ou homophobes, discriminations au travail et à l’embauche, agressions physiques sont en hausse. A la centrale EDF de Porcheville par exemple, le syndicat CGT est intervenu fortement quand un collègue et syndiqué CGT a vu son casier recouvert d’insultes racistes et son Coran endommagé, en janvier 2016.

 

La montée des idées d’extrême droite, mises en avant notamment par le Front National mais également au-delà, est dangereuse pour la société.

Elles se fondent sur la division, la stigmatisation de telle ou telle catégorie, la suspicion, la délation, la haine, l’exclusion, le repli identitaire.

Alors que le patronat utilise les différences entre les salariés pour tenter de les opposer entre eux – car il faut « diviser pour mieux régner », la CGT travaille à l’unité car ensemble, nous sommes plus forts !

 Les forces de haine se manifestent concrètement : on le voit dans les manifestations contre l’accueil des réfugiés; et l’incendie à l’automne 2016 d’un potentiel lieu d’accueil, heureusement vide.

Cet acte détestable a eu lieu dans un département où des générations d’immigrés ont contribué au développement économique à travers notamment l’industrie automobile.

Depuis 2015, des centaines de travailleurs et travailleuses sans-papiers ont rejoint la CGT, pour exiger leur régularisation. C’est une étape indispensable pour faire respecter ses droits et sa dignité ! C’est un combat long, mais qui permet de renforcer les droits de tous en mettant fin à la surexploitation que connaissent les travailleurs sans papiers.

 

La CGT ne combat pas seulement le FN, mais toutes les idées de haine, d’exclusion, d’où qu’elles viennent et quelle que soit la manière dont elles sont récupérées.

La CGT se bat pour la paix. Les peuples doivent décider eux-mêmes de leur avenir, dans un cadre démocratique et dans les respect des droits fondamentaux.

Au contraire de la guerre, nous prônons les coopérations internationales, les aides et la solidarité avec toute une partie de la planète qui ne bénéficie pas des richesses créées.

 

La CGT se bat pour l’égalité dans le travail et dans la vie entre les femmes et les hommes, notamment l’égalité salariale et le droit à la promotion.

 

Les valeurs de la CGT, c’est aussi, bien sûr, le soutien à tous les travailleurs victimes de la violence patronale, de la discrimination sociale ou syndicale, de la répression. Nous réclamons le droit à la citoyenneté au travail.

La solidarité, c’est aussi permettre à celles et ceux qui n’en ont pas les moyens d’avoir accès à la culture, aux loisirs.

 

 La vie en dehors du travail

L’activité syndicale ne se résume pas à ce qui se passe entre les quatre murs de l’entreprise, ni à ce qui concerne uniquement le travail.

A la CGT, nous portons attention à tous les besoins des salariés. Ceux qui concernent leur activité salariée : comme le salaire, l’organisation du travail, les horaires, les objectifs fixés, les réductions d’effectifs et les besoins de recrutement… Mais aussi des besoins comme ceux de se loger, de se soigner, de partir en vacances, de se cultiver, de s’informer, d’avoir une bonne prise en charge des personnes âgées, handicapées ou rencontrant une perte d’autonomie.

 

La réponse à ces besoins est d’ailleurs en grande partie financée par les richesses créées par le travail. C’est ce qu’on appelle le salaire socialisé. Cela correspond aux cotisations sociales, versées par les salariées et/ou les employeurs, qui financent les caisses du chômage, de la retraite, de l’assurance maladie, du « 1% logement », de la formation professionnelle…

C’est pour cela que le salaire net versé sur nos comptes est différent du salaire brut en haut de la fiche de paie ! Et c’est tant mieux, car cela permet un financement solidaire d’un certain nombre de risques, c’est un filet de protection important. Qui pourrait, individuellement, mettre tous les mois de l’argent de côté pour avoir des revenus en cas de chômage ?

Depuis des années, la CGT combat la mise à mal de ce filet de protection : logique de rentabilité et de profits pour des secteurs qui n’ont pas cette vocation (par exemple un hôpital public est là pour soigner, pas pour gagner de l’argent sur le dos des malades !), diminution des financements, notamment via les exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs, privatisation de missions de service public….

 

La CGT se bat au quotidien, avec les salariés, les retraités, les usagers, pour la protection sociale et les services publics !

 

 La place des services publics

Les services publics sont à la disposition des populations pour répondre au mieux à leurs besoins. Ils couvrent les différents aspects de la vie quotidienne (éducation, transports, santé, loisirs, solidarité…) et s’adaptent aux particularités des territoires et à l’évolution de notre société.

Nous avons tous fait l’expérience des méandres de l’administration dans lesquels on finit par désespérer de faire aboutir notre demande. Les réformes actuelles des services publics, sur fond de réductions budgétaires drastiques, organisent l’éloignement des services et du public. Nous constatons la fermeture, sur notre département, des antennes de proximité de la CAF, de la CPAM, moins de guichets pour les trains ou la Poste, des fermetures de services hospitaliers, une baisse des moyens pour aider les personnes rencontrant des difficultés …

Les démarches administratives du quotidien deviennent plus complexes faute d’interlocuteurs sur le terrain. Les outils internet proposés ne remplacent pas les professionnels qui étaient présents sur les territoires. La qualité de l’écoute proposée permettait de répondre de manière adaptée aux particularités des usagers.

Est-ce vraiment cela dont les citoyens ont besoin ? La preuve que non puisque les mobilisations pour le maintien de bureaux de poste à Poissy et Plaisir, menacés de fermeture, montrent que ensemble usagers et salariés peuvent faire valoir d’autres choix.

A la CGT, nous dénonçons les choix financiers actuels qui démantèlent nos services publics. La question de la proximité et de la qualité de l’accueil sont centrales dans l’organisation de services publics efficaces. C’est pourquoi la CGT des Yvelines se lance cette année dans une campagne pour le développement des services publics de services publics de qualité et de proximité.

 

Droits à la culture, aux loisirs

Ne pas partir en vacances, ne pas accéder aux loisirs, à la culture ou au sport, sont une nouvelle forme d’exclusion que le mouvement syndical refuse. Par exemple, Enpartance est une association régionale créée par la CGT, dont l’objet est de mutualiser les moyens et se doter d’une force de négociation auprès des acteurs des vacances du tourisme et des loisirs.

Cette bataille pour l’accès à la culture et aux vacances est d’autant plus importante qu’elle intervient sur fond de mutation profonde du monde du travail et de forte fragilisation du salariat, dont la moitié est privé de Comité d’Entreprise (institution qui gère notamment un budget pour les activités sociales et culturelles).

Précarité, chômage, pouvoir d’achat,… expliquent que 40% des Franciliens ne partent pas en vacances. Dont un enfant sur trois.

 

L’Ile de France est la première destination touristique au monde et la plus visitée par les Français. Mais sa richesse culturelle, son patrimoine ne doivent pas en faire une capitale réservée à l’élite.

La culture, le sport permettent de changer le regard porté sur les autres, de reconnaître et valoriser toutes les intelligences, toutes les cultures dans leur diversité, quels que soient leurs origines, leur statut social et créer de nouvelles formes de solidarité. Elles doivent offrir à tous les moyens d’exprimer leurs intelligences, leur vitalité. Et de les mettre en partage.

Les organisations syndicales constituent un appui de taille pour conquérir de nouveaux droits et pérenniser ceux qui existent.

Rendre concret et effectif le droit aux vacances, à la culture, aux loisirs et au sport, pour tous, voilà notre ambition.

 

Transports, logement

A la CGT, nous nous intéressons à tous les aspects de la vie des salariés. Contrairement au discours patronal, nous savons qu’un travailleur ne peut pas « laisser ses problèmes en poussant la porte de l’entreprise »

Parmi les préoccupations qui animent les conversations matinales au travail : les conditions de transports. En voiture ou en transports en commun, en Ile de France, c’est quand tout va bien qu’on s’étonne… En un siècle, alors que le temps de travail a baissé (même si la durée moyenne effective est de 38h), on passe toujours autant de temps en dehors de son domicile, car les trajets se sont allongés.

Ceci dans des conditions souvent mauvaises, par manque d’effectifs, d’entretien et de maintenance. Au quotidien, la CGT se bat pour des recrutements dans les transports en commun, des investissements qui ne se fassent pas sur le dos des usagers, le maintien d’une offre suffisante de trains et bus, mais aussi de guichets.

Les entreprises y ont une forte responsabilité. Les salariés se logent où ils peuvent, mais où ils peuvent payer surtout ! Quand les entreprises se concentrent dans certaines agglomérations, cela fait grimper les prix, et bien des salariés n’ont pas les moyens de se loger à proximité. Quand une entreprise déménage, parfois d’un bout de l’Ile de France à l’autre, ça allonge les temps de trajet.

On ne peut pas être bien dans sa vie et son travail sans logement !

Les entreprises cotisent pour le logement de leurs salariés (Action Logement, ex-1%), mais cet argent est-il vraiment utilisé pour loger les salariés qui en ont besoin ? Dans le même temps, les menaces sur les offices publics HLM s’alourdissent, avec par exemple le démantèlement de l’OPIEVOY et le risque de vente de logements sociaux ou de dérapage des loyers.

 

 

 

 

Le contenu du travail

 

Le travail est une activité collective et sociale, créatrice de richesses. Ces richesses créées, c’est le patronat et les actionnaires qui en accaparent la grande majorité, tout en se plaignant du coût du travail !

A la CGT, nous disons que c’est le coût du capital qui pèse. Avec son cortège de restructurations, d’intensification, de réorganisations, de manque d’emplois. D’où notre opposition à la loi travail, qui permet par exemple, si un accord le permet, de réduire le délai de prévenance pour changer les dates de congé ou pour modifier les horaires.

Mais les moyens sont là pour augmenter les salaires, améliorer aussi les conditions de travail, réduire le temps de travail… D’où la campagne de la CGT pour les 32h, afin de travailler moins, travailler tous et travailler mieux !

 

Travailler mieux, c’est aussi avoir un travail qui a du sens, où on se sent utile, dans lequel on a de l’autonomie et son mot à dire sur les stratégies de l’entreprise, sur les missions qui sont confiées. Un encadrant peut être en désaccord avec les méthodes de management qu’on exige de lui, un vendeur sur les techniques de vente ou la qualité des produits, un salarié de la santé ou du social peut exiger des moyens pour soigner et aider… Pas tout seul dans son coin, mais dans l’échange avec les collègues, les autres services. C’est aussi ça, un syndicat : un lieu pour rompre l’isolement et réfléchir ensemble à notre travail !