La CGT contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les discriminations !

Salaires trop bas, journée de travail à rallonge, manque d’effectifs et de moyens pour bien faire son travail, précarité, c’est le quotidien de trop nombreux salariés.

Mais pour certains de nos collègues, à cela s’ajoutent les blagues racistes répétées tous les jours, les préjugés antisémites, les insultes et les agressions liés à l’origine ou à la religion, les discriminations à l’embauche ou dans l’accès au logement, les contrôles au faciès et violences policières…

Ces idées d’exclusion, de haine et de repli sont fortement portées par les partis et groupes d’extrême-droite, et se sont banalisées dans la parole publique. Ces idées traversent, plus ou moins, tous les groupes sociaux, tous les collectifs de travail, toutes les communautés

Beaucoup a été fait par la CGT ces dernières années pour lutter syndicalement contre les idées d’extrême-droite. Mais aussi, et c’est important de le souligner, pour l’égalité des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) et l’égalité entre les femmes et les hommes, deux sujets où nous trouvons aussi en face de nous l’extrême-droite et ceux qui par opportunisme reprennent leurs discours, ainsi que l’organisation capitaliste du travail.

La CGT a lancé aujourd’hui un signal fort, au travers du lancement en juin 2017 d’une campagne contre le racisme (http://www.cgt.fr/-Racisme-avec-nos-differences-donnons-des-couleurs-a-l-avenir-.html)

Face aux enjeux économiques et sociaux d’aujourd’hui, nous ne pourrons pas gagner si nous sommes divisés. Combattre les manifestations concrètes du racisme, en particulier dans le monde du travail, c’est reconstruire du collectif là où le système capitaliste individualise et joue la division.

Attribuer l’origine des problèmes à l’immigration, à un quelconque complot sioniste ou médiatique, à la seule finance, c’est passer à côté de principes fondamentaux du syndicalisme CGT. Ceux qui nous disent qu’en se mobilisant, en partant des réalités qu’ils connaissent mieux que personne, en unissant leurs forces, les salariés, les retraités, les chômeurs et précaires peuvent faire changer les choses. Souvent des petites choses, parfois aussi de très grandes !

Au travers de cette campagne, nous lançons le message que les portes de la CGT sont ouvertes. A ceux qui partent une demi-heure plus tôt pour aller au boulot parce qu’un jour sur deux ils sont contrôlés par la police. A celles qui se demandent si elles ne seront pas licenciées parce qu’elles ont fait le choix de mettre un foulard. A celles et ceux qui n’en peuvent plus d’entendre qu’ils domineraient les médias et les banques parce qu’ils sont Juifs. Aux travailleurs et travailleuses immigrés, avec ou sans papiers, à qui le capitalisme réserve les emplois les plus pénibles et mal payés. A tous ces jeunes chômeurs, diplômés ou sortis de l’école sans rien, dont les CV restent au bas de la pile à cause de leur nom ou de leur adresse.

La CGT s’appuie sur des principes universalistes pour faire vivre la démocratie syndicale, construire ses actions et revendiquer l’égalité des droits, dans le travail, la protection sociale, etc…. Mais tout au long de son histoire, la CGT a su prendre en compte de multiples spécificités, et faire de la diversité de ses adhérents une force. Déjà, de 1982 à 1992, la CGT a porté à sa tête un immigré : Henri Krasucki, né en Pologne, que ses parents ont quitté dans les années 1920 en raison de l’antisémitisme et de l’anti-communisme.

Ensemble, avec nos différences, donnons des couleurs à l’avenir !

 

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