La santé au travail, au coeur des enjeux dans la crise sociale et sanitaire actuelle

La protection de la santé des travailleurs a toujours fait l’objet d’un combat face au patronat, qui met le profit avant toute chose. La crise sanitaire liée au coronavirus n’échappe pas à cet affrontement, de trop nombreux décès le rappellent.

En mars dernier, dans de nombreux lieux de travail, ce sont les salariés qui ont imposé des mesures de protection et des adaptations de l’organisation du travail et protégé de nombreuses vies ! Les chauffeurs de bus ont imposé la montée par l’arrière, l’arrêt de la vente de tickets, la désinfection…

Faut-il le rappeler ? Le port du masque n’a aucune incidence sur l’oxygénation ou les défenses immunitaires, et n’est en rien un frein aux luttes. Ce n’est qu’un des outils de prévention à notre disposition, qui a fait cruellement défaut au mois de mars, et qui permet des activités sociales en diminuant les risques de contamination.

Il protège avant tout les autres, et plus son port sera généralisé dans les lieux clos ou denses, plus la protection collective sera importante. Le masque ne règle pas tout et doit s’allier au lavage des mains et autres mesures.

Le masque est un équipement individuel de protection et doit être mis à disposition par l’employeur (en quantité suffisante). Mais c’est aussi un moyen de prévention dans la vie quotidienne, ou à la rentrée pour les élèves de plus de 11 ans. Son coût ne doit pas être un frein ou conduire à une mauvaise utilisation, d’où la revendication CGT de la gratuité.

Par ailleurs, des mesures collectives doivent aussi être prises dans les lieux de travail (et de vie) : pauses supplémentaires, adaptation des locaux (y compris pause et restauration) et des horaires, en lien avec la fréquentation et les besoins, baisse de l’intensité du travail; recrutement, télétravail (en respectant les règles), aération, …

Actuellement, la moitié des foyers de contamination sont des lieux de travail (qui peuvent aussi être des lieux d’hébergement collectif). En Ile de France, selon Santé Publique France, le pourcentage de foyers de contamination dans les entreprises privées par rapport au total est passé de 15,6 % le 6 août à 25,3 % le 13 août ! Au total, les foyers de contamination en milieu professionnel en comptant les établissements de sociaux et de santé (hors Ehpad), représentent 69 % des foyers.

 

 

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