Manifestons notre refus des idées d’extrême-droite et notre exigence d’une société solidaire et ouverte, le 23 septembre 2018 à Mantes la Ville

Agressions racistes ou homophobes, popularité des sites d’extrême-droite et diffusion de récits complotistes, remise en cause de la possibilité de recourir à l’avortement, refus d’accueillir les exilés trouvant de l’écho bien au-delà des organisations classées à l’extrême-droite, diffusion de caricatures antisémites, fantasmes sur les musulman.es…le combat de la CGT et de bien d’autres contre les idées d’extrême-droite est plus que jamais d’actualité !

L’exigence de justice sociale et d’égalité qui s’exprime partout en France appelle à la mobilisation massive des salarié.es, des agents de la fonction publique et des services publics, des retraité.es, des privé.es d’emploi et de la jeunesse. La journée du 9 octobre sera une occasion de le montrer, en construisant la lutte avec ses collègues sur les lieux de travail et de vie.

Du « Front National » aux « Patriotes », en passant par différents mouvements favorables au « Frexit », des organisations identitaires, xénophobes et racistes se travestissent en pseudo-alliés et soutiens des travailleurs en lutte. Leurs ambitions politiques sont en totale opposition avec notre aspiration de transformation sociale, nos combats syndicaux pour une société plus juste, plus solidaire, accueillante et fraternelle.

S’il reste le principal parti d’extrême-droite avec des résultats inquiétants, le Rassemblement National n’a pas réussi à faire élire sa candidate aux élections présidentielles. La CGT continue à gagner la régularisation de travailleurs et travailleuses sans-papiers. Si bien des médias laissent la parole à des gens comme Serge Ayoub (proches des jeunes condamnés pour la mort du jeune antifasciste Clément Méric) ou Eric Zemmour, la récente annulation d’évènements promotionnels du dessinateur viriliste et amateur du IIIème Reich allemand Marsault ou de Laurent Obertone (qui présentera son prochain livre le 10 octobre à l’ISSEP, l’institut fondé par Marion Maréchal Le Pen) montre que la tendance peut s’inverser !

A l’occasion de la venue de Marine Le Pen, l’UD CGT des Yvelines appelle à participer au rassemblement organisé par l’Union Locale CGT de Mantes, la FSU 78 et Solidaires 78, le 23 septembre de 9h à 14h devant la mairie de Mantes la Ville, et à combattre au quotidien, notamment au travail, les idées d’extrême-droite, le racisme, l’homophobie, l’antisémitisme et le sexisme.

Nous appelons également à participer à la cérémonie en mémoire du camp d’Aincourt, le 6 octobre 2018 à 15h (centre hospitalier du Vexin), organisée par l’association Mémoire d’Aincourt.

Le camp d’internement d’Aincourt est situé sur le site de la Bucaille, dans l’ancien sanatarium (à l’époque dans l’arrondissement de Mantes la Jolie), et 1 500 personnes y seront enfermées de 1940 à 1942 : des militants communistes et syndicalistes, mais aussi des femmes juives et des femmes « indésirables » selon le vocable de Vichy (étrangères ou Tsiganes françaises). Aincourt fut le seul camp pour des internés politiques. Il a été mis en place par les autorités françaises, sans demande des occupants nazis. Ce fut le premier camp dirigé et gardé par des Français en zone occupée.

Le 4 décembre 1940, 100 d’entre eux furent emmenés à Chateaubriand, d’autres seront déportés vers les camps de la mort. Le 15 septembre 1942, le camp est évacué et toutes les femmes sont livrées par la police de Vichy à la gestapo. Déportées à Ravensbruck, peu d’entre elles en reviendront. Le camp d’Aincourt fut officiellement dissout en septembre 1943.

Nos différences donnent des couleurs à l'avenir

Trappes, le 20 septembre 2018

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